Avant même sa projection dans les salles de cinéma libanaises, le film du jeune cinéaste Joe Bou Eid « Tanoura Maxi » ou » Talons d’amour et de guerre » a été condamné à mort. Dans ce film, Joe raconte une histoire qui pourrait très bien se passer dans la société libanaise. C’est l’histoire d’un jeune homme qui veut être père et qui rencontre une femme étrangère assez belle qui vient de débarquer dans son village. Se révèle alors un conflit intérieur entre son amour, ses instincts et sa foi.
Cette histoire d’amour et de guerre se passe durant l’occupation israélienne du sud libanais en 1982. Les hommes de religion ont vivement critiqué ce film, estimant que le thème abordé était trop audacieux à leurs yeux. L’autre grief porté sur le film, c’est la présence de scènes filmées dans une église.
« Tanoura Maxi » a remporté deux prix au Festival du film à Monaco où il a reçu le Prix du meilleur réalisateur pour Joe Bou Eid, tandis que Joey Karam a remporté le prix de la Meilleure Actrice.
J’ai pu rencontrer Joe Bou Eid au pavillon libanais au village international du Festival. Il a parlé de son film et plus largement du cinéma au Liban.









